Zenra Kantoku – The Naked Director Season 2, Take Masaharu, Gotô Kôtarô (2021)


ZENRA KANTOKU – THE NAKED DIRECTOR SEASON 2, aka The Naked Director Season 2
全裸監督シーズン2
Année : 2021
Genre : candidat aux érections parlementaires
Nombre d’épisodes : 8
Production : Netflix
Réalisation : Take Masaharu, Gotô Kôtarô
Avec : Yamada Takayuki, Mitsushima Shinnosuke, Morita Misato, Tsunematsu Yuri, Tamayama Tetsuji, Emoto Tokio, Itô Sairi, Ihara Tsuyoshi, Gotô Takenori, Lily Franky, Kunimura Jun, Ishibashi Renji, Watanabe Daichi, Megumi, Pierre Taki, Satô Airi, Tsukasa Aoi, Nishiuchi Mariya, Kasamatsu Show, Masuda Yuka, Muroi Shigeru, Fukikoshi Mitsuru, Miyazawa Rie, Abe Kenichi, Horibe Keisuke, Fuwari Yua, Iida Kisuke, Furuhata Seika, Yoshida Eisaku, Kusakari Tamiyo, Koyuki, Mizukawa Asami, Sakurada Dori, Tomochika, Kosugi Ryûichi

Tandis que Muranishi Tôru continue son ascension dans le milieu du porno, au point d’en devenir le chef de file au début des années 90, il va se découvrir une nouvelle lubie : la diffusion par satellite. Avec une telle technologie, il pourrait diffuser sa propre chaîne, 24 heures sur 24 aux quatre coins du Japon tout d’abord… et du monde, ensuite ?

La première saison de THE NAKED DIRECTOR s’était révélée absolument remarquable. La deuxième l’est tout autant, l’effet de surprise en moins, cependant. On y retrouve Muranishi qui poursuit son irrésistible ascension, et qui semble désormais parfaitement mériter son titre ronflant « d’empereur du porno » ! L’intrigue est toujours passionnante, on y apprend des tas de choses, et si l’époque envisagée ici (les années 90) a quelque chose de moins hypnotique que les années 80, elle est malgré tout récréée avec minutie et moult détails savoureux, et parvient à retranscrire avec talent cette espèce de folie qui s’était emparée de l’archipel japonais durant ces années-là : la bulle explose, l’égo de Muranishi implose.

Si Muranishi est bien évidemment au centre des débats, et des ébats (Yamada est encore une fois fantastique, il a même grossi pour l’occasion), son portrait volontairement moins lisse, plus antipathique arrive à point nommé pour recadrer le personnage dans la réalité : le bonhomme était loin d’être un saint, alors. Mais la force de cette saison 2, c’est aussi la richesse de ses personnages secondaires : Kawada, Toshi, Kaoru, Junko, Naoko et tous les autres. Ils sont attachants, bien écrits et s’intègrent parfaitement dans un récit élégamment structuré, naviguant comme un bateau ivre entre folie des grandeurs, peur du vide, réalité historique, cruauté yakuza et destinées tragiques.

Cette saison 2 clôture l’épopée improbable de Muranishi avec beaucoup de justesse. Malgré tous ses défauts, difficile de ne pas éprouver une certaine obsession pour lui. C’est là l’une des autres grandes réussites de la série : elle parvient à diffuser au spectateur l’énergie communicative (corrosive ?) qui émane de Muranishi. On réalise alors que nous sommes nous-mêmes pris au piège, que ce n’est pas un hasard s’il est parvenu à entrainer autant de personnes dans son cortège. Une drôle d’histoire, que celle de cet empereur du porno visionnaire, clairement en avance sur son temps, qui renversa des montagnes mais trop rapidement. Au point de finir vidé… et enseveli dedans ?

Oli :              
Yasuko :       

Trailer (qui en montre trop, à éviter selon moi) :

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Quick Review in English:

+ One of the best series on Netflix
+ Netflix does not produce many good movies, but they know how to produce series!
+ Yes: it’s amazing to see a Japanese serie of this quality
+ The actors, the actresses are great
+ From a true story. Even if everything is not true, it’s amazing!
+ We see more of Muranishi’s dark side. That’s a good thing
+ Muranishi is an interesting character: he shares a lot of energy, we want to follow him…
+ But this energy is very corrosive
+ The ’90s, the bubble burst and the recession: very interesting
+ Muranishi has his dark side for sure, but he was ahead of his time too
+ The secondary characters are well written, and very important
+ Funny, sad, cruel, exciting… It’s a great season 2

– Not as surprising as the first season

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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2 commentaires pour Zenra Kantoku – The Naked Director Season 2, Take Masaharu, Gotô Kôtarô (2021)

  1. princecranoir dit :

    Au moins, une série qui ne joue pas les prolongations en d’interminables saisons. Rien que pour ça, elle m’attire.

  2. Rick dit :

    Rah, du coup forcément, ton article me devance ! Surtout que là encore, notre avis est le même (même si j’ai beaucoup plus développé dans mon futur texte tout ce qui concerne les personnages autour de Muranishi, pour moi c’est vraiment la grosse réussite de la série, et j’aurais clairement aimé en savoir plus sur eux.
    Et oui, j’ai matté aussi le trailer après avoir vu la série (je n’avais vu que le court teaser), et ohla qu’est ce que ça spoile, jusqu’à des éléments qui arrivent dans les deux derniers épisodes en plus, c’est fou !

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