BioHazard: Infinite Darkness, Hasumi Eiichirô (2021)


BIOHAZARD: INFINITE DARKNESS, aka Resident Evil: Infinite Darkness
バイオハザード: インフィニット ダークネス
Année : 2021
Genre : le virus de l’appât du gain
Nombre d’épisodes : 4
Production : Netflix / Capcom / TMS
Réalisation : Hasumi Eiichirô
Avec les voix de : Nick Apostolides, Bill Butts, Stephanie Panisello, Jona Xiao, Armen Taylor, Kellen Goff, Ray Chase, Billy Kametz, Doug Stone, Joe Thomas, Brad Venable

2006. La Maison-Blanche est sous tension : des pirates, prétendument chinois, auraient déjoué la sécurité des lieux. Mais dans quel but ? Pour percer ce mystère, le président fait appel à un homme qui a récemment sauvé sa fille : Leon S. Kennedy, un ancien policier ayant fait ses armes à Raccoon City. Sur place, Leon devra faire équipe avec Jason – ancien militaire surnommé le héros du Penamstan, petit pays pauvre et limitrophe de la Chine, que certaines personnes malintentionnées seraient susceptibles d’utiliser comme porte d’entrée sur l’empire communiste.

Cette mini-série de quatre épisodes de 25 minutes chacun, coproduite par Netflix, se situe juste après les évènements contés dans le (superbe) jeu BIOHAZARD 4 – Leon Kennedy vient de sauver la fille du président des États-Unis et figure donc, bien évidemment, dans les petits papiers de ce dernier. Le héros ténébreux n’aura pas le temps de souffler, puisque celui-ci est immédiatement demandé à la Maison-Blanche, afin de lever le voile sur une étrange conspiration qui serait, dit-on, ourdie par la Chine. Tout ne se passera pas comme prévu, bien évidemment, et l’action de la mini-série naviguera en eaux troubles, tentant assez vainement de varier les lieux et les ambiances : attentat sur la Maison-Blanche, attaques militaires dans les villages ravagés du Penamstan, huis clos dans un sous-marin, etc.

La première chose qui frappe, dans INFINITE DARKNESS, c’est la beauté des CGI. C’est tout simplement fantastique – à l’exception, peut-être, de quelques animations un brin rigides (notamment celles des femmes, normalement plus graciles), le reste est extrêmement impressionnant : les visages, les postures, les yeux… C’est assez fou, en fait. À la vitesse où la technologie progresse on se demande, l’œil à la fois triste et intéressé, si les acteurs et les actrices seront encore nécessaires dans une centaine d’années…

Alors mettons de suite les points sur les i, les barres sur les t et les balles dans les cranes des monstruosités : je suis un fan facile. Oui j’ai passé un assez bon moment devant cette mini-série – qui passe très vite, donc je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. J’ai été subjugué par la performance technique de l’ensemble, heureux de retrouver une nouvelle fois Leon et Claire, et plutôt convaincu par l’ambiance moite et ensoleillée du Penamstan (qui rappelle parfois celle du jeu BIOHAZARD 5, que j’aime bien), amusé par la tension au début dans la Maison-Blanche et pris par le huis clos relativement réussi dans le sous-marin.

Mais je ne suis pas objectif. Voilà. C’est dit. Parce que très honnêtement, ici Capcom s’est reposé sur ses lauriers – et son confortable matelas rempli de dollars, à force d’user jusqu’à la moelle une série déjà bien rentabilisée. INFINITE DARKNESS ne prend ainsi aucun risque : l’histoire est ridicule, comme souvent, c’est du vu et revu mettant davantage l’accent sur l’action résolument classique que sur la peur – la tension est ici réduite à sa portion congrue.

Avec le savoir-faire de Netflix en matière de séries, c’était l’occasion rêvée, pour Capcom, de faire enfin du neuf avec sa célèbre franchise horrifique. Hélas, INFINITE DARKNESS est un peu comme un corps de zombie putréfié : vif et intrigant à l’extérieur, mais déjà mort… à l’intérieur.

Oli :              

Trailer :

___________________________________

Quick Review in English:

+ The CGI are absolutely fabulous (except a few animations)
+ The eyes, the faces… The characters can really share their emotions
+ If you are a hardcore fan of the franchise, you may like this mini serie
+ I liked it, at least a little bit… and it’s short, no time to get bored

– But objectively, it’s not really good
– The story is ridiculous, as (almost) always
– It’s (almost) always the same thing…
– Capcom should have used the know-how of Netflix, to create something original


A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
Cet article, publié dans Action, Anime, Fantastique, Télévision, Zombies, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour BioHazard: Infinite Darkness, Hasumi Eiichirô (2021)

  1. princecranoir dit :

    Je dois être vieux jeu, mais je préfère les acteurs qui ne sont pas numériques. Je vais donc éviter de me biohazarder dans les parages. 😉

  2. rickou1986 dit :

    Ayant vu tous les films en CGI estampillés BIOHAZARD, je finirais par m’intéresser à cette série, surtout qu’elle est, pour le coup, hyper courte (pourquoi ne pas en avoir fait un film, un montage d’une traite ?). Trop classique peut-être, mais au moins, Netflix semble plus à l’aise pour produire des séries soient bien voir très bien, soit qui savent bien viser le public concerné, qu’en matière de cinéma…

    • Oli dit :

      En effet. Pourquoi pas un film ? Peut-être pour faire croire à quelque chose de neuf (une série BIOHAZARD !) alors qu’en fait c’est du déjà vu ?

  3. PRAPTI GUPTA dit :

    nice… will watch it

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s