Romance Doll, Tanada Yuki (2020)


Romance doll 2020ROMANCE DOLL
ロマンスドール
Année : 2020
Genre : poupée gonflée
Production : Kadokawa / TBS
Réalisation : Tanada Yuki
Avec : Aoi Yû, Takahashi Issey, Hamano Kenta, Pierre Taki, Kitarô, Mishima Yutaka, Miura Tôko, Ohkura Kôji, Watanabe Eri

Un peu par hasard, Tetsuo commence à travailler dans un atelier de poupées en silicone, ou love dolls. Il fera très vite la connaissance de Sonoko, mais il ne lui parlera pas de son travail en détails, préférant lui mentir en prétendant créer des prothèses médicales pour les femmes. Les mois passent, et les intéressés se mettent en couple. Le mensonge tient. Invisibles, ses racines acides se sont peut-être déjà largement répandues. Assassines ?

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ROMANCE DOLL est une histoire d’amour pas comme les autres. Construite sur un mensonge, que l’on s’amusera à accorder au pluriel selon les situations et affinités, cette romance paraitra perdue d’avance, pareille au fruit rongé par le ver, au mariage empoisonné par la culpabilité. Le couple oubliera alors de se connaitre… peut-être de s’aimer ?

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Porté par deux excellents acteurs principaux et d’élégants seconds couteaux, ce film de la réalisatrice Tanada Yuki propose des portraits finement ciselés, des désirs parfois refoulés au sein d’une romance fracturée… qui a le mérite de ne pas sombrer dans le mélo – même si la fin s’étire un peu trop. Si on peut éventuellement regretter l’improbabilité du premier mensonge, j’ai beaucoup aimé le petit coup de projo sur une industrie à propos de laquelle on ne sait que trop peu de choses : les poupées gonflables ont ainsi disparu depuis longtemps. Elles ont été remplacées par les poupées en latex, puis en vinyle et enfin par les modèles en silicone – face à ce nouvel élan de réalisme, leur nom a également changé : oubliez les sex dolls (ou dutch wives en japonais), et veuillez accueillir à bras grands ouverts les love dolls ! La silicone les rend beaucoup plus réalistes (aussi bien à la vue qu’au toucher). Beaucoup plus chères, aussi. Ne cherchez pas, je l’ai déjà fait pour vous : vous ne pourrez certainement pas en ramener une comme souvenir fripon lors de votre prochain voyage au Japon !

Oli :      
Yasuko :

Trailer (qui en dévoile un petit peu trop je trouve) :

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Quick Review in English:

+ A kind of love story like no others
+ Culpability, lies… and how husbands and wives may deal with them
+ The main actors are great – actually the other ones too!
+ An interesting look into the love dolls business
+ I’m always happy to see Pierre Taki in a movie!

– Maybe too long, near the end?
– Some of the spectators may find the first lie hard to believe

Romance Doll 00 Pierre Taki
Romance Doll 00

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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3 commentaires pour Romance Doll, Tanada Yuki (2020)

  1. Genki Jason dit :

    I thought it was just okay. The actors were all great – and I agree about it being good seeing Pierre Taki – but the story didn’t hook me. Keeping up the lie about his job seemed silly, but that says more about my attitude. I also agree that it was interesting to get an insight into the industry!

    • Oli dit :

      You are right about the first lie of Tetsuo. I wanted to talk about it but I forgot. I’m going to add one line about this in my review. Thank you so much for your comments here, as always.

  2. Catxman dit :

    The films about the Yakuza are more hard-headed and realistic than this film was. Tokyo has always loved its gangsters: for a puritanical culture that emphases work and the sarariman, the shadows of the underworld are irresistible catnip. Romance Doll suffers from the defect of excessive sentimentality, which, while understandable in a mass product, detracts from the serious themes it portends to offer.

    — Catxman

    http://www.catxman.wordpress.com

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