Kuroi otome: Q, Satô Sakichi (2019)


Black-Maiden-Chapter-Q-255x360KUROI OTOME: Q, aka Black Maiden: Chapter Q
黒い乙女Q
Année : 2019
Genre : le voir, c’est l’adopter !
Production : AMG / Reinbach
Réalisation : Satô Sakichi
Avec : Asakawa Nana, Kita Kana, Wada Sôkô, Mitsuya Yôko, Matsushima Ryôta, Satô Sakichi, Andô Natsu, Shuhama Harumi, Yazaki Yusa, Sasano Ririne

Mei, 17 ans, a passé la majeure partie de sa vie dans un orphelinat catholique. Jeune fille mutique au passé trouble, elle sera malgré tout adoptée par un couple… débordant visiblement d’amour mais également très… original. Le couple en question a également adopté Rana, une jeune fille handicapée par l’une de ses jambes. Très vite, Mei et Rana vont se découvrir d’incroyables et d’étranges points communs : la même passion pour Ravel, certains mangas… Leur date de naissance, est également la même !

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Le réalisateur Satô Sakichi est loin d’être inconnu des amateurs de cinéma japonais un brin déviant : acteur à ses heures perdues, scénariste parfois efficace (KOROSHIYA ICHI, KODOKU: MEATBALL MACHINE), parfois non (MAHJONG HÔRÔKI 2020) et réalisateur généreux mais qui donne souvent des résultats bancals (TOKYO ZOMBIE, KONCHÛ TANTEI YOSHIDA YOSHIMI, DOREI-KU…). Avec BLACK MAIDEN: CHAPTER Q et BLACK MAIDEN: CHAPTER A, il réalise une espèce de film en deux parties, d’environ une heure chacune – en réalité, il s’agit plus ou moins de la même histoire et des mêmes scènes, mais vues sous des angles un peu différents. Je vous conseillerai de ne voir que la première partie : se faire les deux est, selon moi, une vraie perte de temps.

Bien cadré et photographié, BLACK MAIDEN: CHAPTER Q réussit très tôt à nous faire oublier son budget serré : on a presque l’impression d’être en face d’un vrai film de ciné. Les acteurs et actrices se mettent au diapason, et on est littéralement happé par l’intrigue, qui cultive les non-dits, surprend, interroge. Le surjeu des parents adoptifs dérange quelque peu au début, puis installe une gêne discrète, un malaise sourd… une horreur muette ? Car Satô Sakichi n’est pas un débutant : ses acteurs incarnant les parents jouent mal, oui, mais à dessein.

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Alors que l’adoption est très peu répandue au Japon, ce n’est pas avec ce film que l’on risque de débaucher de nouveaux parents ! De nombreux secrets planent en effet sur le récit et on finit par se demander qui, des deux jeunes filles, a le plus de choses à cacher. Original dans sa construction et par les thèmes abordés, le film de Satô Sakichi se situe à la frontière de plusieurs genres et surprendra agréablement jusqu’à sa toute fin qui, à la manière d’une douloureuse fracture, demeurera légèrement ouverte.

Oli :       
Yasuko :

Trailer :

Images : https://lovingmoviesfr.com/
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Quick Review in English:

+ If you like strange Japanese movies, you already know the director of Kuroi otome
+ Good ideas in Kuroi otome: mysteries, actors who act strangely (on purpose!) and…
+ … a good and dark ending
+ Good photography, weird atmosphere: what is going wrong around here?!

– Of course it’s not a big budget, keep that in mind
– Don’t watch the second part of the movie (otome A), it’s not good at all imho

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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Un commentaire pour Kuroi otome: Q, Satô Sakichi (2019)

  1. Rick dit :

    Bon, tu sais déjà exactement ce que j’en pense, je rajouterais que ça fait plaisir que tu ai décidé d’en parler également, vu que c’est le genre de films, à l’heure où les vidéo clubs n’existent plus, qui restent cachés, dans l’ombre du fond de catalogue des plateformes de VOD, et qui ne sont même plus oubliées, mais passent inaperçus, puisque pour les trouver, il faut limite les chercher dés le départ.

    Bref, je suis totalement de ton avis sur ce premier film, et ta précision sur l’adoption en général au Japon est cool, puisque ce point là, je l’ignorais et ne l’avais donc pas abordé. Ça rajoute un petit quelque chose au film du coup je trouve.

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