Rurôni Kenshin: Sai shûshô – The Beginning, Ôtomo Keishi (2021)


RURÔNI KENSHIN: SAI SHÛSHÔ – THE BEGINNING, aka Kenshin: Le commencement, aka Rurouni Kenshin: Final Chapter Part II – The Beginning
に剣心 最終章 The Beginning
Année : 2021
Genre : la cicatrice était trop profonde
Production : Warner Bros. / Studio Swan / C&I / IMJ
Réalisation : Ôtomo Keishi
Avec : Satô Takeru, Arimura Kasumi, Takahashi Issei, Eguchi Yôsuke, Murakami Nijirô, Kitamura Kazuki, Andô Masanobu, Wada Sôkô, Watanabe Makiko, Frank Todaro, Araki Towa, Asaka Kentez, Fujimoto Takahiro, Hirano Kinari, Hotta Mayu, Ichinose Wataru, Ikeuchi Mansaku, Ishida Hôshi, Kubota Masataka, Narita Eiki, Noji Minae, Ohnishi Shima, Okuno Eita

Kenshin, lorsqu’il n’était pas encore marqué par de douloureuses cicatrices, en dessinait les contours dans les chairs meurtries de ses ennemis. Doué et impitoyable, il ne faisait preuve d’aucune pitié. Mais la fin d’une époque, l’avènement du Shinsen Gumi et surtout sa rencontre avec une mystérieuse jeune femme ont bouleversé sa vie.

La trilogie RUROUNI KENSHIN n’a jamais autant semblé se suffire à elle-même que depuis la sortie des deux derniers films, censés clôturer cette formidable aventure ciné. Si je n’avais pas trop apprécié le quatrième titre, intitulé THE FINAL et qui se complaisait à empiler sans trop de subtilité les schémas narratifs déjà vus et revus dans les trois films précédents, j’ai préféré le spectacle proposé par le cinquième épisode (THE BEGINNING) sans pour autant sauter au plafond et encore moins tomber de mon siège, frappé par l’émotion.

Si THE BEGINNING propose toujours d’aussi beaux combats (même si on nous survend un duel contre Saitō Hajime qui n’aura jamais lieu), qu’il prend intelligemment son temps pour rendre crédible le changement de personnalité de Kenshin et que son scénario, un peu plus réaliste, emprunte enfin des chemins plus originaux, il se retrouve aussi cruellement assommé par le sceau de l’incongruité – les scénaristes avaient-ils encore vraiment quelque chose à raconter ? C’est la question que l’on est en droit de se poser quand on assiste, affligé, à un déluge de scènes et de ressorts narratifs que l’on avait déjà entrevus auparavant. L’origine de la première cicatrice de Kenshin ? N’a-t-on pas assisté à cette triste scène dès le premier film ? La deuxième cicatrice ? Le spectateur avisé s’en souvient parfaitement pour l’avoir senti pénétrer ses chairs dans le quatrième film, qui dévoilait par la même occasion une scène qui aurait dû être emblématique et touchante dans THE BEGINNING, mais qui finalement restera à l’état d’encéphalogramme plat. Guère cathartique, tout ça. Voilà ce qui arrive quand on divulgâche les éléments moteurs d’une histoire qui veut être une préquelle ayant la prétention de toucher le spectateur en plein cœur… en s’armant d’un revolver dont on aurait déjà vidé le chargeur.

Oli :       drapeau2 drapeau2
Yasuko :drapeau2 drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Better than the 4th movie
+ At least! New narrative schemes!
+ Technically, it’s once again very good
+ Blood. Violence. This is the old school Kenshin!

– But why this kind of prequel?! And why has it been implanted as the 5th film?
– No surprises, everything has been spoiled in the previous movies
– The first scar: how many times have we already seen this scene?!
– The second scar, the death of Kenshin’s true love: the 4th film has already spoiled it!
– No emotion at all
– A fight against Saitō Hajime is planned but… it will never happen!
– For me, the Kenshin movies are a trilogy

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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Un commentaire pour Rurôni Kenshin: Sai shûshô – The Beginning, Ôtomo Keishi (2021)

  1. Rick dit :

    Je viens tout juste de le voir (pour bien commencer 2022), et…. je me retrouve plus dans ton avis et l’accueil Japonais en général que les critiques Françaises hyper froides. Ce n’est pas le meilleur evidemment, et le fait qu’il sorte en dernier n’aide pas, puisque les grands moments, on les connais, voir on les a déjà vu. Mais la structure est différente, l’accent sur autre chose que d’habitude, et ça fait du bien. Bref, beaucoup aimé.

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