Koisuru kedamono, Shiraishi Kôji (2020)


a beast in loveKOISURU KEDAMONO, aka A Beast in Love
恋するけだもの
Année : 2020
Genre : bébête ?
Production : Double Field
Réalisation : Shiraishi Kôji
Avec : Uno Shôhei, Tanaka Shunsuke, Ôsako Shigeo, Ueno Shiori, Kuboyama Chika, Kimura Tomoki, Yoshitaka Hosokawa, Kaneko Suzuyuki

Dans une petite ville éloignée des grands axes urbains, les drames peuvent se nouer au grand jour, comme c’est le cas pour ce jeune homme, harcelé et torturé par ses collègues et son chef, particulièrement taré. D’autres secrets semblent au contraire prendre un malin plaisir à rester tapis dans les ombres dévorantes de la nuit, et de la psyché dérangée d’un garçon peut-être… possédé ?

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Shiraishi Kôji nous revient avec un film qui tourne heureusement le dos au found footage, ce genre qui a fait sa renommée et dont il est désormais le plus grand spécialiste mondial. Avec A BEAST IN LOVE, le réalisateur japonais reste malgré tout fidèle à ses principes : l’improbable attendu et la douce violence sont les pierres angulaires de la filmographie de ce méchant Garcimore (pour rester dans les oxymores), et cette histoire étrange de jeune homme harcelé, et possédé, qui croisera le chemin d’un travesti (qui n’en est peut-être pas un) dans une zone périurbaine peuplée d’un nombre certain de dégénérés, illustre bien la fougue, le talent et le foutre qui peuplent la carrière de notre réalisateur dérangé préféré.

Avec un budget que l’on devine particulièrement étriqué, Shiraishi Kôji parvient à donner corps et âme à une intrigue résolument foutraque. Techniquement le bonhomme est solide et même ses scènes d’action sont particulièrement rythmées et badass : la dernière est impressionnante et fait mieux, tellement mieux que certains donneurs de leçons pleins aux as (1 milliard de dollars pour RINGS OF POWER…).

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Sur le fond je serai plus mesuré. S’il est vraiment agréable de ne pas pouvoir anticiper ce que le récit nous réserve, il faut aussi reconnaitre que l’on a toutes les peines du monde à se prendre d’affection/infection pour un quelconque personnage, et donc à s’immerger complètement dans l’intrigue. Shiraishi Kôji a malgré tout eu l’heureuse idée de ne jamais morigéner, et surtout de s’entourer d’une espèce de dream team de ses acteurs fétiches et fétichistes (Uno Shôhei, Ôsako Shigeo, Kuboyama Chika) et ceux-ci s’en sortent à merveille, nous arrachant à la seule force de leur talent quelques rires contagieux laissant parfois, et subitement, la place à un triste effroi.

Oli :       
Yasuko : 

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Small budget but original and strange ideas
+ Small budget but very well shot, bravo Shiraishi san!
+ The final fight scene is better than the sword fights in Rings of Power…
+ Yes, with a tiny budget Shiraishi does better than huge companies
+ Shiraishi’s Dream Team: Uno, Ôsako and Kuboyama!
+ So happy to see those actors again!
+ Sometimes it’s really funny
+ And then it becomes very disturbing

– But the movie lakes something…
– Maybe it’s too weird I don’t know but…
– It’s hard to like any of the characters…
– … and to be passionate about the plot

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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4 commentaires pour Koisuru kedamono, Shiraishi Kôji (2020)

  1. The Butcher dit :

    That’s a very interesting film and review. So the movie is very interesting in tecnique, with a wonderful directing, a crazy photography and beautiful fight. The only problem is that you don’t feel the characters right?

  2. Rick dit :

    Et un film de plus sur ton site que je t’ai fais découvrir (oui je finis par être un peu fier de tout ça haha). Basiquement, notre avis est le même. Certaines scènes m’ont fait rire mais à un point. Dés le premier échange en fait avec le travesti, sa présentation en fait après le générique, j’étais plié, tant il y a cette touche « out of this world » qui fait du bien. Mais oui, c’est un peu bancal dans l’ensemble, peut-être justement un peu trop out of this world, malgré la maitrise technique, les rires, les moments grotesques.
    Dommage que depuis, Shiraishi soit retourné au found footage, mais bon… On l’aime bien quand même (je me rend compte que je l’ai découvert dés ces débuts en achetant totalement par hasard un de ces courts métrages en import, ça devait être en 2004… pfiou ça date… le fameux DEAD GIRL WALKING que j’avais beaucoup aimé à l’époque, jamais revu tiens)

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