Tsumi no koe, Doi Nobuhiro (2020)


tsumi no koeTSUMI NO KOE, aka The Voice of Sin
罪の声
Année : 2020
Genre : voix de garage…
Production : Toho / TBS / Asahi Shimbun
Réalisation : Doi Nobuhiro
Avec : Oguri Shun, Hoshino Gen, Matsushige Yutaka, Furutachi Kanji, Uno Shôhei, Shinohara Yukiko, Hara Nanoka, Kaji Meiko, Uzaki Ryûdô, Abe Ryôhei, Onoue Hiroyuki, Ichikawa Mikako, Hino Shôhei, Kawaguchi Satoru, Abe Junko, Asaji Yôko, Hashimoto Jun, Nick Holder

1984. Un groupe de malfaiteurs tente de faire chanter de grosses compagnies alimentaires, dont Ginga, célèbre pour ses sucreries et ses néons géants situés à Dotombori, Osaka. On sait peu de choses de cette mystérieuse affaire, si ce n’est que les criminels ont utilisé à trois reprises des enregistrements de voix d’enfants pour communiquer avec la police, et qu’un suspect aux yeux de renard aurait été aperçu. Une piste désormais très froide remonterait également jusqu’à Londres. Pour le trentième anniversaire de ce cas non résolu, un grand journal souhaite ressortir le dossier. Dans le même temps, un tailleur de Kyoto retrouve, par hasard, de vieilles affaires de son défunt père. Parmi celles-ci, une cassette audio datant de 1984, et un carnet écrit en anglais.

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S’inspirant d’un fait divers qui avait défrayé la chronique dans les années 80 en particulier dans la région d’Osaka, TSUMI NO KOE épouse les formes d’une enquête à rebours, en remontant le temps comme on rembobinerait un fil d’Ariane oublié, et contre la montre puisque le journal en charge des investigations souhaite publier un article pour le trentième anniversaire de cette étrange affaire. Un dossier pas particulièrement passionnant puisque, comme le fera remarquer le journaliste en charge du papier, aucune mort ne fut à déplorer : ciblée par des menaces d’empoisonnement de ses produits, la société Ginga (Glico dans la réalité) a certes perdu de l’argent après avoir chuté en Bourse, mais on est ici loin, très loin des tristes faits divers meurtriers qui alimentent les longues soirées d’hiver des amateurs de drames à couteaux tirés.

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Mais les apparences sont parfois trompeuses et des drames, muets, se nouent parfois dans les ombres, sans se figer dans l’ambre. Le film rend en quelque sorte hommage à ces victimes anonymes, en faisant basculer son récit de l’enquête légère à la douloureuse réalité de la vie, lors d’une scène a priori anodine mais d’une puissance rare, portée par un Uno Shôhei absolument exceptionnel.

Si le film, techniquement solide mais un peu fade, s’égare quelque peu dans une fin mêlant maladroitement pathos et homélie, et si l’enquête tire parfois sur des ficelles un peu grosses, TSUMI NO KOE demeure un thriller recommandable, doté d’un budget confortable et d’un casting convaincant, jusque dans les plus petits rôles – Kaji Meiko, Uzaki Ryûdô, Uno Shôhei…

Oli :       
Yasuko : 

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Interesting story, inspired from a real 1984 case (Glico Morinaga Case)
+ Good budget, many different locations (Osaka, Kyoto, York, etc.)
+ Good casting (Uno Shôhei is AMAZING)
+ The scenes with Uno Shôhei are great, the best moments in the movie
+ It’s a good movie

– The ending takes too much time to end
– Near the end, the director tries to make you cry with too much pathos
– Ogura Shun is not as good as the other actors imo

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam. Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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5 commentaires pour Tsumi no koe, Doi Nobuhiro (2020)

  1. Rick dit :

    Mais mais mais, je ne connaissais pas du tout !!! Et en plus, je vois quoi, Uno Shôhei ! Et surtout… mais mais… KAJI MEIKO ! Je dois voir ce film au plus vite !

    • Oli dit :

      Pour ce film, notre chouchou Uno Shôhei a été nominé pour le prix du meilleur second rôle au 44th Japan Academy Film Prize (les Césars japonais). Il a perdu face à Watanabe Ken dans FUKISHIMA50 (quelle blague).

      • Rick dit :

        Oh ! Bon après, tous ces festivals, on va dire que niveau récompense, ça ne vaut pas grand-chose en général (du marketing en gros), mais que le fait d’avoir été nominé, ça veut dire beaucoup quand même. Une certaine reconnaissance du grand public ?
        Par contre, tu fais bien de me rappeler l’existence de FUKUSHIMA50, j’ai le Blu-Ray depuis sa sortie (oui on l’a eu en France), et toujours pas regardé, même pas retiré le cellophane en fait.

  2. The Butcher dit :

    A very interesting review indeed. I like the setting, I like the themes and above all I appreciate these works that are based a lot on the characters and their lives. It won’t be perfect, but it definitely piqued my interest.

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