Dai Nipponjin, Mastumoto Hitoshi (2007)



DAI NIPPONJIN, aka Big Man Japan
大日本人
Année : 2007
Genre : kaijū hey gars !
Production : Shochiku / Yoshimoto Kogyo Company
Réalisation : Matsumoto Hitoshi
Avec : Matsumoto Hitoshi, UA, Hasegawa Tomoji, Takeuchi Riki, Kamiki Ryunosuke, Unabara Haruka, Itao Itsuji, Miyasako Hiroyuki, Haranishi Takayuki, Miyagawa Daisuke, Motomiya Kenji, Okamoto Ryôji, Tei Ryushin


Masaru est suivi tous les jours par un journaliste souhaitant réaliser un reportage sur sa vie…pourtant en apparence très peu mouvementée. Masaru habite en effet un petit pavillon délabré, sa femme vit ailleurs et fréquente un jeune homme tandis que sa petite fille se fiche bien de savoir si son père lui rendra visite le week-end suivant…

Une vie morne, un personnage fatigué… Et pourtant lorsque le téléphone sonne, Masaru enfourche son scooter et n’hésite pas à partir en mission à l’autre bout du Japon : il se transforme alors en gigantesque colosse et affronte les kaijū les plus dépravés qui soient !

Réalisateur, auteur et interprète principal de DAI NIPPONJIN, Matsumoto Hitoshi (aka Ma’chan) est une des plus grandes stars du paysage audiovisuel japonais, juste derrière l’intouchable Kitano Takeshi. Si Ma’chan signe ici sa première réalisation pour le cinéma, il faut savoir qu’il a déjà eu l’occasion de traiter à peu près tous les sujets possibles et imaginables à la télévision japonaise…dont bien évidemment les super héros ratés. Avec son compère de toujours Hama’chan, Ma’chan est ainsi responsable d’un personnage hilarant nommé aho-aho Man (débile-débile man) ! On peut donc voir en Masaru, dans le film qui nous intéresse ici, un prolongement des multiples pitreries de Ma’chan…sauf qu’ici l’intéressé va un peu plus loin : il donne une âme à son personnage.

Avec DAI NIPPONJIN, Matsumoto Hitoshi s’attache en effet avant tout à explorer les différentes facettes d’un héros un peu raté, pas toujours très doué mais injustement mal-aimé. Il faut dire aussi qu’il va sauver le monde en scooter ou en shinkansen classe économique, tandis que l’armée peut débarquer en quelques minutes en avion ou en hélicoptère ! Alors Masaru manque parfois un peu d’argent, et sa manager (la chanteuse UA) doit absolument trouver des sponsors (hilarants) qu’il doit porter directement sur le corps ! Pour ne rien arranger Masaru a des problèmes de couple et son grand-père qui perd les pédales se transforme également en géant pour lutter contre de vieux souvenirs (en plein Tokyo ça fait un peu tâche). Bref la côte de popularité de Masaru est en chute libre (sauf quand il perd face à des kaijū plus forts que lui car les gens trouvent ça rigolo).


Ci-dessus : un souper héros

Ma’chan reprend donc ici un style dont il use et abuse depuis quelques années à la télé japonaise (mélange de familiarité et de zen attitude) pour faire de son Masaru un personnage finalement très attachant. Le coté grotesque et nonsensique qui l’a aussi rendu célèbre au Japon (mais qu’il délaisse maintenant progressivement) est aussi présent dans DAI NIPPONJIN, mais à doses plus homéopathiques (le slip géant, les kaijū qui veulent baiser, le final volontairement carton-pâte…). Le mélange des tons est donc l’une des forces du film. Son manque de rythme est au contraire sa grande faiblesse. Ma’chan aurait sans doute pu couper un peu dans le gras du bide de son héros, et revoir la durée de son film à la baisse. Mais sans doute faut-il voir dans ce petit faux pas une simple erreur de jeunesse. Car malgré ses longueurs, DAI NIPPONJIN est bourré de bonnes intentions, même si je passerai sous silence quelques messages sous-jacents qui ne m’ont pas frappé (conflits de génération, rejet des différences, présence des États-Unis, oui je pourrais faire un super exposé inutile là dessus mais moi je ne suis pas intelligent je préfère parler des pets odorants des méchants kaijū roses).

A noter que les kaijū et autres sentai sont interprétés par des stars du ciné (Riki) ou de la télévision japonaise (Fujiwara, Miyagawa Daisuke, Unabara Haruka qui reprend ici son gag récurrent des cheveux qui volent au vent, etc.).

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Matsumoto Hitoshi’s style : nonsense and zen attitude
+ The kaijū are so funny! Every one of them is played by a famous actor or comedian
+ For a first movie, it’s an amazing work
+ The main character is a loser: he’s funny yes, but he has a soul too

– The movie is too long

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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