Samurai Avenger: The Blind Wolf, Mitsutake Kurando (2009)


SAMURAI AVENGER: THE BLIND WOLF
サムライアベンジャー
Année : 2009
Genre : western, mais vraiment très terne
Origine : USA / Japon
Production : Mitsutake Production
Réalisation : Mitsutake Kurando
Avec : Mitsutake Kurando, Jeffrey James Lippold, Domiziano Arcangeli, Denda Mariko, Megan Hallin, Kyle O. Ingleman, Loren Lutcher, Hiro Aki, Tegan Ashton Cohan, Kosaka Masami, Kamata Noriaki, Imura Hidetoshi, Sarah McCarthy, Jennifer Mullaney, Omura Chikako, Amanda Plummer


Il a vu sa femme se faire violer, arracher l’oreille puis tuer… Mais il n’a pas vu sa fille se faire abattre froidement, car il s’était préalablement mutilé les yeux à la demande de son tortionnaire. Huit ans plus tard, il est devenu le Loup Aveugle. Armé d’un sabre assassin, il frappe et tue quiconque se met en travers de son destin vengeur, triste chemin de croix constellé de membres sectionnés et de tripes ensanglantées. Mais avant de pouvoir faire face au meurtrier psychopathe qui a eu raison de sa famille, le Loup Aveugle va devoir défier sept tueurs, aux capacités hors du commun.

Tandis que certaines boites nippones font du vrai-faux film sexy-gore prétendument purement japonais pour les USA, voici un Japonais qui pousse le concept à son paroxysme en tournant la chose directement pour les Américains, en anglais, mais avec toutes les références « japonaises » (notez les guillemets) qu’il faut pour plaire à un certain public…dont je ne fais sans doute plus partie car ça commence à me saouler un peu, là.

Mais vous allez me dire, à la rigueur pourquoi pas ? Déjà à l’époque bénie des chanbara, n’existait-il pas une passerelle entre ce genre typiquement japonais et les westerns spaghettis ? Qui de GOYOKIN ou du GRAND SILENCE a inspiré l’autre ? Par conséquent, qu’un illustre inconnu (Kurando Mitsutake) s’amuse à mixer le western et le chanbara en ajoutant plus de sexe et de sang qu’il n’y en avait alors (et ce pour correspondre aux canons d’un « certain » genre dont raffole un « certain » public), il n’y a pas à crier au scandale.

Le problème c’est que ça commence à faire beaucoup. En gros c’est toujours la même chose, et si, cette fois, l’ensemble est un peu mieux torché (mais un poil plus prétentieux) que ce qui est proposé ces temps-ci au Japon, tout cela demeure trop plat et dénué de puissance cinématographique pour passionner. SAMURAI AVENGER n’est donc qu’une grosse compilation de ce que Tarantino avait déjà remis (poussivement) au goût du jour pour un public peu connaisseur avec ses deux KILL BILL. Les classiques les plus célèbres y passeront donc, de BABY CART à ZATOICHI, en passant par la tueuse au tatouage sur la poitrine, les références à l’honneur, au sens du sacrifice, le Mauser de Jean-Louis Trintignant, j’en passe et des meilleurs. J’ai bien dit « les classiques les plus célèbres », car il me semble que Kurando Mitsutake n’a finalement pas creusé très profondément (n’est pas Tarantino –et son budget– qui veut).

Le tout est parfois enrobé d’un second degré salvateur (voir la césarienne au sabre pour s’en convaincre), avec ce qu’il faut de perversion, de gros seins et de violence gratuite pour contenter les a-mateurs. SAMURAI AVENGER pourrait donc bien divertir les moins exigeants et les moins blasés d’entre nous. Enfin bon, quand même, des dialogues mieux écrits, des combats un minimum chorégraphiés et une histoire plus facile que ce simple prétexte pour compiler les amours d’un pauvre cinéphile qui semble avoir fleuré le bon filon, ça m’aurait indéniablement fait meilleure impression. Kurando Mitsutake a tout de même le potentiel pour devenir un vrai Tarantino sans talent. Qui a dit un Robert Rodriguez ?!

Oli :        
Yasuko :

_________________________________________

Quick Review in English:

+ Good sets
+ Interesting mix between spaghetti westerns and chanbara
+ Why not? The two genres have always been very closed
+ Not AS boring as many other gore/sexy/grotesque movies of that kind in Japan

– Once again, a Japanese director is trying to sell « japanese stuff » to Americans
– Many references, not bad but maybe too easy
– The fights are awful

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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5 commentaires pour Samurai Avenger: The Blind Wolf, Mitsutake Kurando (2009)

  1. locutus57 dit :

    Grâce à ton article, je viens de découvrir qu’il y avait des zombies dans ce film donc merci

  2. Oli dit :

    idem merci, je visite ton blog de temps à autres. J’aime beaucoup les zombies, mais récemment y’a pas eu grand chose de grandiose à se mettre sous la dent je trouve. Ah si, j’ai bien aimé le petit film fauché COLIN, assez original. Bonne surprise (je l’avais loué au pif).

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