Nuigurumâ Z, Iguchi Noboru (2013)


nuigurumaa ZNUIGURUMÂ Z, aka Nuigulumar Z
ヌイグルマーZ
Année : 2013
Genre : l’ours-se-paluche
Production : Gansis / Nuigulumar Z Film Partners
Réalisation : Iguchi Noboru
Avec : Nakagawa Shôko, Takeda Rina, Ichimichi Mao, Neko Hiroshi, Hiraiwa Kami, Abe Sadao, Yamadera Kôichi, Saitô Mai, Saitô Takumi, Takagi Koto, Bû Jiji, Imaizumi Chieko, Kitahara Honoko, Shimazu Kentarô, Tanaka Demo, Sakamoto Arisa, Seino Nana, Takada Lisa, Asami, Norman England, Ishikawa Yûya, Nishina Takashi, Nishimura Yoshihiro


Yumeko, une jolie Lolita, originale et toujours de bonne humeur, va découvrir que l’ours en peluche de sa nièce est doué de parole. Un nounours un brin désespéré tant la nièce en question est revêche en diable – la faute au divorce de ses parents et aux souvenirs d’un père violent.

Yumeko, méchamment surnommée Dameko tant on la soupçonne de ne rien pouvoir faire correctement à cause de sa maladresse, va pourtant se transformer en super héroïne : avec l’aide du nounours de sa nièce, elle va en effet devenir Nuigurumâ. Le super ourson karatéka rose aura-t-il les épaules assez larges (et les high kick suffisamment souples) pour sauver le monde de l’emprise du terrible ourson noir, et de son armée de zombies ?!

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Le spectateur d’échec et (ciné)mat a beau être souvent déçu, fatigué voire outré par le spectacle proposé par Iguchi Noboru, sans savoir pourquoi il y revient immanquablement. Pour quelle raison – ou déraison ? Le goût du danger, peut-être. L’envie de mettre son cerveau au repos, sans doute. L’irrésistible attrait du téton gratuit, de la blague vaseuse, du plan-culotte de l’impossible. Et puis, pour ma part, il y a aussi la fatigue – nerveuse, intellectuelle, provoquée par tant de blockbusters américains qui se prennent au sérieux, qui aspirent à l’Olympe hollywoodien alors qu’ils ne respirent que le vide (pour avoir enchainé THE HUNGER GAMES et STAR TREK INTO DARKNESS, j’en sais quelque chose). Le coma cinéphilique n’était plus très loin…aussi et plutôt que de sombrer dans les bras de Morphée, j’ai préféré morfler !

Imaginez donc le choc : un film de super héros à la sauce Tokusatsu avec des nounours qui parlent. Une lolita (sympathique Nakagawa Shôko) qui se transforme en Nuigurumâ (nuigurumi signifie peluche en français) afin de botter les fesses de zombies « enfantés » par un homme frustré qui possède, lui aussi, la faculté de se transformer en Teddy Bear de combat – mais méchant, donc tout noir ! Et pour ne rien gâcher la lolita, une fois dans son costume de nounours, épouse les traits de Takada Rina, ma High Kick Girl préférée ! Aguichant sur le papier, NUIGURUMÂ Z se vautre hélas lamentablement une fois sur grand écran – à sa décharge, il faut dire que cette adaptation d’une nouvelle/chanson de Ôtsuki Kenji partait de loin…et le fait qu’on l’ait confiée à Iguchi Noboru n’a rien arrangé, bien au contraire.

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Le film est tout simplement affligeant. Je ne sais pas ce qui est pire, au final. Peut-être la vacuité béante, voire béate d’un scénario complètement snobé par Iguchi : le bonhomme ne fait aucun effort pour donner du rythme à son bouzin, pour relier les scènes entre elles, pour insuffler un semblant d’enjeu à l’histoire. Rien, il n’y a rien pendant les 30 premières minutes du film. Je vous jure qu’il ne se passe rien, c’est presque du jamais vu à ce niveau là. L’humour rattrape-t-il le tout ? Que nenni… Le film n’est presque jamais drôle (à part le bébé-grand-père et les psychopathes lecteurs de mangas, qu’y-a-t-il à sauver ?) et le côté irrévérencieux du réalisateur est ici clairement absent : pas de vraies scènes topless, rien de véritablement scabreux, presque jamais sexy et au final plutôt politiquement correct – un comble ! Oui NUIGURUMÂ Z était tout simplement has-been avant même sa sortie : n’est pas TED qui veut !

Oli :        drapeau_blanc
Yasuko : drapeau_blanc

Trailer :

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Quick Review in English:

+ The pitch looks weird and interesting
+ The two main actresses try their best, actually I like them – especially Rina
+ The « baby-grandfather » is funny
+ The scene with the mangas otaku is really good – Shimazu Kentarô forever!
+ The voices of the two teddy bears are performed by famous actors

– 95% of the time, it’s not funny at all
– During the first 30 minutes of the movie, nothing happens – so boring…
– So boring – ah, I already said that!
– Not realy sexy, almost no dark humour at all: Iguchi, are you sick or something?!

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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