Evil Idol Song, Ohata Hajime (2016)


EVIL IDOL SONG
イビルアイドルソング
Année : 2016
Genre : le zèle de l’enfer
Production : King Records
Réalisation : Ohata Hajime
Avec : Fujita Ena, Yashiki Hiroko, Kiguchi Kenta, Yamada Atsushi, Ushimaru Ryô, Nishina Takashi, Imaizumi Chieko, Yahagi Masaru, Gotô Naoki, Ashihara Kensuke, Kondo Emina, Hosokawa Yui


Une jeune femme, gravure idol de profession, aimerait percer dans la chanson. Hélas, elle doit faire face aux nombreuses injustices et autres turpitudes qui minent en profondeur les coulisses des compagnies sans scrupule qui contrôlent cet univers, en apparence si sucré et coloré… Parallèlement à ses malheurs professionnels, l’idole commence à être victime de troubles de plus en plus marqués : des crises d’hystérie, de bien étranges visions nocturnes… et la mort qui va finir par frapper.

Ohata Hajime s’est d’abord fait connaître avec un film à très petit budget mais débordant d’idées et d’envie : HENGE. Mais cette heureuse surprise date de 2011, et depuis ce réalisateur n’a pas réellement franchi de palier, dans l’industrie cinématographique japonaise. Un KATARIBE dispensable en 2014, des courts métrages bien sentis dans l’omnibus KIDAN HYAKKEI daté de 2016. Et puis arriva EVIL IDOL SONG, encore un petit budget avec des idées mais qui, hélas, se ramasse sur la durée.

Le film débute pied au plancher, avec une musique stressante, une crise d’hystérie dérangeante, une ombre dévorant la nuit et qui permet d’instaurer une atmosphère particulièrement lourde – comme une chape de plomb et de mystère, pesant sur les frêles épaules des spectateurs… et de la pauvre idole en mal de reconnaissance qui tient ici le rôle principal.

Petites scènes choc, interrogations légitimes, léger suspense… et en toile de fond les malheurs d’une gravure idol qui préférerait devenir chanteuse plutôt que de s’étaler dans des poses langoureuses. Différents travers de la profession seront décortiqués par l’œil critique du réalisateur, et si ce n’est pas toujours exécuté avec finesse, tout cela est malgré tout assez agréable à suivre. La grande force des 30/40 premières minutes du film réside dans l’équilibre improbable que parvient à maintenir le récit, partagé entre le mystère de ces morts violentes, et la vie difficile d’une fille dévorée par le système des idoles formatées par des compagnies peu scrupuleuses.

Hélas, EVIL IDOL SONG se perd quelque peu en cours de route. Tout d’abord, le film de Ohata ressemble parfois un peu trop à une vidéo promotionnelle pour Fujita Ena – qui est une vraie chanteuse/gravure idol (entendez par là qu’elle chante plutôt dénudée, hum). Le film est d’ailleurs produit par King Records (une maison de disques) et l’intéressée a réellement sorti un titre intitulé Evil Idol Song, que l’on entend dans le film – la chanson qui tue ! Le CD en question n’est d’ailleurs pas trop mal, dix coudées au-dessus des productions AKB et autres NMB… Non, le gros souci du film ne se situe donc pas dans ce petit côté promotionnel, mais dans un dernier tiers certes très surprenant, mais trop long et trop grand-guignolesque, avec les effets spéciaux qui ne suivent pas. Un final WTF, je suis toujours preneur. Mais celui-ci doit être aussi bref qu’inattendu, pour ne pas laisser le temps aux spectateurs d’en noter toutes les incongruités et langueurs.

EVIL IDOL SONG demeure malgré tout une curiosité – de plus dans la filmo de Ohata Hajime ?

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ I like Ohata Hajime, he can do interesting things with very low budgets
+ The first 30min are good – good introduction climax, strange things…
+ … an evil mystery, and the interesting description of the idols universe
+ Surprising, towards the end

– It looks like a promotional video (actually, I think it is)
– It’s surprising, OK. But it’s ridiculous too…
– The last part is far too long…
– It should have been shorter, especially when you can’t use good CGI

 

 

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです https://echecetcinemat.wordpress.com/ Blog dédié aux jeux vidéo, en particulier rétro : Jeux vidéo et des bas https://jeux.dokokade.net/ 
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