Amai muchi, Ishii Takashi (2013)


amai muchiAMAI MUCHI, aka Sweet Whip
甘い鞭
Année : 2013
Genre : in the mood for glove
Production : Kadokawa / Femme Fatale
Réalisation : Ishii Takashi
Avec : Dan Mitsu, Mamiya Yuki, Nakajima Hiroko, Nakano Tsuyoshi, Takenaka Naoto, Suwa Tarô, Masaki Sawa


Kidnappée, séquestrée, violée et torturée pendant près d’un mois, alors qu’elle était encore adolescente, Naoko a vécu un enfer. Mais elle s’en est sortie, tuant au passage son tortionnaire. Curieusement, c’est sa mère qui semblera ne jamais se remettre de ce terrible traumatisme… Car Naoko va grandir. Changer. Evoluer. Désormais chirurgienne pour femmes, Naoko parait même avoir tout oublié. Et pourtant la blessure est toujours là. Plus vive que jamais. Plus profonde…. Plus plaisante ?

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Belle de jour ou bête de nuit ? La nymphe SM dépeinte par un habitué du genre, Ishii Takashi, ne laisse pas indifférent, c’est certain. Pour de bonnes, ou de mauvaises raisons ? Cela dépendra de votre manière d’appréhender l’intrigue. J’avoue, pour ma part, avoir eu du mal à tout digérer – indépendamment du fait que certaines phases sexuelles sont carrément too much et donc plutôt artificielles, disons même improbables (la triple pénétration, sérieusement ?). Mais c’est surtout sur le fond que j’ai eu des difficultés à m’investir. Voir ainsi Dan Mitsu se masturber en repensant à son premier viol, ça m’a quelque peu déconnecté du truc. Séquestrée, torturée et donc violée lorsqu’elle était encore adolescente,  la demoiselle en gardera de profondes séquelles – dont une « dépendance » à la soumission. C’est pour cette raison que cette chirurgienne renommée (Dan Mitsu jamais crédible malgré des années de cosplay d’infirmière à son actif) passe le plus clair de ses nuits noires dans des clubs SM – pour y être battue, violée, humiliée. Certes, AMAI MUCHI est avant tout le récit choquant d’un traumatisme, mais je trouve le concept un peu limité – voire nauséabond.

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Bien évidemment il y plusieurs scènes qui fonctionnent (terrible retour de Naoko chez elle après son évasion, un dernier plan sublime) et surtout une petite pirouette à la fin, permettant au film de ne pas sombrer dans la totale psychologie de comptoir. Mais en toute honnêteté, les flashbacks illustrant les longues séances de viols et de tortures sur l’adolescente, couplés aux jeux SM extrêmement graveleux (hélas parfois crétins et caricaturaux) de la même femme bien des années plus tard, il faut pouvoir l’encaisser. Surtout que niveau mise en scène du sexe, BE MY SLAVE (déjà avec Dan Mitsu) est bien plus intéressant et convaincant. Moins gratuit également. Sur le fond, enfin, un film comme TOKYO DECADENCE m’a semblé plus fin, et plus touchant. Et Ishii ne tourne-t-il pas légèrement en rond, quand on connait ses deux HANA TO HEBI ?

Quant au choix de l’actrice Dan Mitsu, cette nouvelle Sugimoto Aya, l’égérie de l’érotisme un peu trash au Japon, femme objet qui s’expose sur les rayons des vidéoclubs dans des vidéos de cosplay à thème pour des vieux mâles en manque (ou de jeunes pervers cinéphiles hum), glorieuse apôtre du calendrier pour routiers endurcis… cela revient à peu de choses près à s’abaisser au même niveau que certains hommes du film, qui voient avant tout la femme comme une simple boîte à fantasmes. Le serpent qui se mord la queue – sans connotation sexuelle aucune, ça ferait trop mal et je ne suis pas aussi sadique.

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau2 drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ Dan Mitsu is not afraid of anything
+ The actress playing young Naoko is convincing
+ Well…it’s quite a disturbing story
+ Good Takenaka Naoto
+ A few great scenes (the final image for instance)

– Dan Mitsu…not really convincing as a doctor (real one, not cosplay!)
– The story is more than disturbing, you may think it’s outrageous
– The sex scenes look like a grotesque best of SM porn caricatural videos
– Choosing Dan Mitsu to denounce the men who turn women into objects…
– …such a paradox

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Les images les plus chaudes sont hébergées sur l’un de mes blogs parallèles (et dont je m’occupe peu) – on ne sait jamais, il serait dommage qu’échec et (ciné)mat se fasse cataloguer en tant que « site pour adultes »… Pour accéder à ces images, c’est par ici.

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Amai muchi, Ishii Takashi (2013)

  1. DOOMSDAY99962 dit :

    Bonjour je ne sais pas si vous êtes au courant mais il y a deux version de ce film, une de 2h et une autre de 2h25 qui est une director’s cut.Pour les personnes qui aiment les director’s cut comme moi 25 minutes sa fait vraiment plaisir !

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