Sukima onna: Gekijô-ban, Nagae Jirô (2014)


sukima onnaSUKIMA ONNA: GEKIJÔ-BAN
隙間女 劇場版
Année : 2014
Genre : à la pêche au recoin
Production : Chance in / Jolly Roger
Réalisation : Nagae Jirô
Avec : Kikuchi Ayaka, Ashihara Yua, Tachibana Yurika, Moriyama Eiji, Tara


Koharu retrouve un jour sa sœur dans le coma, prostrée dans la baignoire de son appartement…lui-même bien étrangement agencé puisque ses coins, interstices et moindres minuscules intervalles entre les meubles et les murs ont été recouverts de sparadrap rouge… Que pouvait bien craindre la jeune femme pour ainsi défigurer son studio ?

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SUKIMA ONNA…le prototype même de film à peine digne de figurer sur une étagère de vidéoclub, et qui se permet pourtant d’être intitulé « GEKIJÔ-BAN » (ou « diffusé au cinéma »). La bonne blague. Bonne mais récurrente, ce qui finit par fatiguer un peu… Ces films de qualité DTV auréolés de la mention « GEKIJÔ-BAN » ne correspondent en effet en rien à une vraie production ciné. Et pour cause : c’est du DTV à peine maquillé ! Mais il suffit sans doute d’une ou deux diffusions dans une toute petite salle de quartier (en général sur Tokyo) pour avoir le droit d’abuser de la mention « GEKIJÔ-BAN ». Les producteurs de V-Cinema sont définitivement les rois du camouflage…et du camouflet ?

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SUKIMA ONNA est donc, comme vous devez vous en douter, un film plutôt mauvais. Réalisation paresseuse (absolument aucun effort pour donner de la consistance aux apparitions terrifiantes), actrices qui n’en sont pas et ça se voit (satanées idoles), et enjeux absents puisque l’on sent tout venir de loin – et pas seulement en raison de l’haleine fétide de la Sukima onna. Mais si le film a bien un intérêt, c’est bien elle : la Sukima onna. Une créature souvent envisagée indirectement (KAÏRO, par exemple, y fait référence), mais plus rarement mise sur le devant de la scène (CREVICES). Ce spectre, donc, se planque dans les fissures, les interstices (sukima) présents un peu partout dans les maisons ou appartements. Chaque coin, chaque fente est susceptible d’héberger ce monstre qui va se faire un plaisir de vous entrainer avec lui dans son trou noir. Le danger ? Un espace de quelques centimètres entre votre frigo et le mur ; les ouvertures d’un climatiseur ; les interstices de l’ordre du millimètre entre les tiroirs et la commode…bref mesdemoiselles les idoles : couvrez ces fentes que je ne saurais voir.

En gros le seul intérêt de ce film est de proposer un personnage spectral relativement intéressant sur la forme (parties de cache-cache entre les héroïnes et les interstices à boucher avec du sparadrap rouge) mais navrant sur le fond – ici, le réalisateur se sentira obligé de remonter à l’origine du mal…je vous laisse deviner : jeune femme assassinée, un cadavre abandonné qu’il convient donc de retrouver, etc. Déjà vu. Peut mieux faire.

Oli :         drapeau_blanc
Yasuko : drapeau_blanc

Trailer :

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Quick Review in English:

+ An interesting urban legend: the sukima ghost (she comes from crevices)
+ Fun to see a ghost hiding and playing in very, very thin crevices

– The actresses are not actresses (idols…)
– The movie is boring, almost never scary (maybe 1 or 2 jumpscares, that’s all)
– Poor filmmaking, Nagae Jirô seems to have been very lazy during the shooting…
– The « deja vu » story about the dead body to find to put an end to the grudge…
– …was it really necessary?

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Sukima onna: Gekijô-ban, Nagae Jirô (2014)

  1. Il fallait se douter vu le réalisateur que ça ne volerait pas forcément très haut, même si j’avais bien aimé son KOTSUTSUBO (j’étais peut être dans un très bon jour) et son KOKKURI SAN GEKIJÔ BAN (tiens, encore Gekijô Ban à la fin…).
    Bref, je passe mon tour, plus l’argent pour me lancer dans tous ces films de V-Cinéma :p

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