48days, Koshizaka Yasushi (2014)


48DAYS48DAYS, aka 48 days
Année : 2014
Genre : cracra-dingue
Production : New Select / Albatros
Réalisation : Koshizaka Yasushi
Avec : Shimamura Maika, Kumashiro Kiyomi, Tsuda Atsushi, Masaki Sawa, Fukawa Manami


Yuri et Miyuki, deux collègues de bureau, rentrent chez elles après une soirée très arrosée. Pour tout taxi, elles ne trouveront qu’un chauffard qui les renversera volontairement…afin des les kidnapper. Yuri et Miyuki se réveilleront alors dans une cave aménagée. Les yeux bandés et les mains liées à une chaîne.

Sont-elles prêtes à tout pour survivre à l’horreur ?

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Koshizaka Yasushi, le pape du pink, que dis-je : l’Elvis Presley de l’éro crade et glauque est de retour ! Après avoir poursuivi des jeunes femmes dévêtues dans les bois, enfermé une actrice d’AV dans un baril et surtout torturé/violé des demoiselles afin de les vendre aux enchères, le réalisateur qui n’a peur de rien (pas même des plans surexposés) nous revient avec un film au scénario une nouvelle fois particulièrement recherché. Jugez-en par vous-même : deux collègues de bureau kidnappées et séquestrées par un maniaque aux intentions pas forcément très claires. OK, il viole fréquemment ses prisonnières et aime leur montrer qu’il leur est supérieur. Mais tout ça pour quoi ? La fin du film, pas forcément nulle mais pas super convaincante non plus, viendra apporter une réponse très nette à cette question.

La fin d’ailleurs, parlons-en. Pas en détails bien évidemment, mais en envisageant la manière dont elle est amenée – et pour une fois, Koshizaka ne s’en sort pas trop mal. Y’a de l’idée, comme on dit dans le jargon. Le titre du film étant 48 DAYS, et celui-ci étant divisé en chapitres annonçant à chaque fois le jour suivant, on sent la tension monter petit à petit. Day 1, Day 2, Day 3…Day 69 ? Et non bande de pervers, le film n’ira pas jusque-là (de toute façon le 69 a eu lieu avant). Bref, à mesure que l’on se rapproche du jour 48, on sent une pointe de pression supplémentaire, on fait davantage attention aux détails et à la tension environnante – bon, Koshizaka n’étant pas un artiste très fin (pas un artiste tout court ?), n’espérez aucune subtilité de sa part. Oui on sent venir le dénouement aussi sûrement que un (mauvais réalisateur) et un (mauvais directeur photo) font deux (mauvaises raisons de regarder leur film).

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Alors, pour sauver ce 48 DAYS, que dire de plus ? Que son dénouement est correct. Je l’ai déjà dit. Que la scène où l’on voit le kidnappeur au bureau dans la peau d’un simple salaryman est rigolote – surtout qu’il y est sermonné par la très bonne actrice Masaki Sawa (mais bon sang de bonsoir, que fait-elle là ?!). Que l’aspect cradingue est bien reconstitué – la cave est dégoutante, on a parfois l’impression de pouvoir sentir certaines odeurs…beurk. Que le côté « torture psychologique » est presque intéressant – on se demande qui de Yuri ou Miyuki craquera avant l’autre (syndrome de Stockholm oblige ?), ou encore si le tortionnaire va essayer de les monter l’une contre l’autre (et non pas l’une sur l’autre, vu le film il peut y avoir confusion). Ce sont d’ailleurs les petites tensions entre les deux femmes et cette once de jalousie que l’on sent parfois poindre (notamment en raison de leurs différences d’âge et de physique) qui donnent du sel au récit. Heureusement d’ailleurs, car pour le reste, 48 DAYS a de quoi décourager le plus indulgent des spectateurs – quand bien même celui-ci serait bien rodé au V-Cinema un brin rugueux.

Koshizaka Yasushi fait du Koshizaka Yasushi, si on peut dire. 48 DAYS c’est donc avant tout du pinku facile et crade (tous les liquides corporels y passent) pas très léché (heu…techniquement parlant, j’entends), aux scènes érotiques vulgaires et jamais recherchées. Bref, un pinku cheap et réalisé à la va-vite comme il en fleurit tant sur les étagères de mon vidéoclub – il est vrai que Koshizaka va un peu plus loin que les autres, jusque dans le choix des sons. Je vous laisse imaginer le bruit grotesque utilisé dans 48 DAYS pour accompagner une éjaculation façon « nakadashi ». Il faut sans doute y voir un réalisateur qui ne se prend pas toujours forcément au sérieux – et j’avoue, oui : ça m’a fait rire la première fois. Mais pas la dixième… Mention très spéciale également au pseudo clin d’œil à L’EXORCISTE sorti d’absolument nulle part. Je me suis demandé si j’étais toujours bien réveillé…

Maintenant et sans chercher à passer pour un affabulateur précoce en ce début d’année, je dois reconnaitre que 48 DAYS se laisse voir. Bien que beaucoup trop long (1h40 !), il demeure supérieur aux précédents films du réalisateur.

Oli : drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ At least this time, there is a credible scenario in a Koshizaka’s movie
+ The psycological threat and torture are more or less interesting
+ Will one of the two women give up? Betray her friend? Begin to like the mad man?
+ The ending is not so bad
+ A few funny things (the sound when the guy ejaculates)
+ You can « feel » the dirtiness of the place

– There will be a sequel
– For an erotic movie, we are far away from the golden age of pinku eiga
– No artistic touch in the erotism, the sex scenes are just vulgar, they are not interesting
– Very cheap, of course
– One hour and forty minutes. Yep. One hour and forty minutes…

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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2 commentaires pour 48days, Koshizaka Yasushi (2014)

  1. J’avais regarder dans le même genre (kidnapping et séquestration) Perfect Education et je l’avais trouvé ultra chiant. Par contre j’avais trouvé Missing 44 divertissant. Est ce que vous me conseillez 48 Days?

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