Ju-on: owari no hajimari, Ochiai Masayuki (2014)


ju on the beginning of the endJU-ON: OWARI NO HAJIMARI, aka Ju-on: The Beginning of the End
呪怨: 終わりの始まり
Genre : Ju-on / Frayeurs-off
Année : 2014
Production : Showgate / Altemate / Fujishoji / Gambit
Réalisation : Ochiai Masayuki
Avec : Sasaki Nozomi, Aoyagi Shô, Takahashi Haori, Triendl Reina, Kanazawa Miho, Kuroshima Yuina, Saisho Misaki, Kobayashi Kai, Hida Yasuhito, Hakamada Yoshihiko, Miyagi Daiki


Alors qu’elle vient de commencer à travailler dans un nouvel établissement scolaire à la suite de la tragique disparition du précédent professeur, Yui s’inquiète des absences répétées du petit Toshio…qu’elle n’a d’ailleurs jamais rencontré.

Parallèlement à cela, quatre lycéennes vont s’amuser à pénétrer dans une maison prétendument hantée : l’une d’elles dispose en effet des clés, puisque son beau-frère est l’agent immobilier essayant de vendre la propriété. 

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Le Japon peine à se renouveler en matière de films d’horreur, et ces dernières années il faut clairement se tourner vers d’autres pays pour profiter de titres qui apportent réellement quelque chose au genre (la Thaïlande avec SHUTTER ou les États-Unis avec INSIDIOUS). Bien évidemment, le Japon a aussi offert son lot de spectacles horrifiques corrects, ne faisons pas la fine bouche : RABBIT HORROR 3D de Shimizu Takashi, HITORI KAKURENBO SHIN GEKIJÔBAN du moins connu Yamada Masafumi ou encore KANSEN, de Ochiai Masayuki. Si KANSEN commence à dater (2004 quand même…), sa présence dans cette humble review est tout sauf fortuite : son réalisateur est en effet celui qui s’est attelé au reboot de l’un des plus célèbres films de J-Horror. Je veux bien évidemment parler de JU-ON ! Oui, JU-ON, l’indémodable JU-ON, l’omniprésent JU-ON. L’un des films d’horreur récents à avoir été le plus copié, remaké, réadapté…et maintenant rebooté ! Souvenez-vous : JU-ON fut à la base un excellent drama pour la télévision, qui fut rapidement porté sur les grands écrans japonais…avant d’être remaké à plusieurs reprises pour les États-Unis, repensé pour le marché du DTV américain et même spin-offé (ça existe ?) plus récemment au Japon – et je ne parle pas du jeu vidéo, supervisé par Shimizu himself, sorti sur Wii en 2009. Incroyable mais vrai…ment lourd ?! Bref ils ont osé. Le voici, le voilà : le reboot d’une série  « tellement phare » qu’elle finit par aveugler.

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Vous l’aurez compris : malgré la présence d’un réalisateur confirmé derrière la caméra (confirmé certes, mais qui a malgré tout « commis » le remake américain de SHUTTER), il ne faut pas s’attendre à des monts et merveilles, avec ce nouveau JU-ON. Et si Ochiai Masayuki pioche quelque peu dans UZUMAKI, HITORI KAKURENBO GEKIJÔBAN (pour l’affiche) ou encore dans la légende de la Sukima onna, au final il ne s’agit que de l’histoire originelle légèrement remaniée – normal me direz-vous, pour un reboot. Bref vous aurez droit au fantôme de Kayako (plutôt rare, d’ailleurs), au petit Toshio, à la célèbre maison hantée et sa terrible cage d’escalier, au coup de la mâchoire arrachée, à la construction narrative morcelée dans le temps…en gros rien de vraiment neuf sous le soleil.

Plus regrettable : la réalisation de Ochiai Masayuki, élégante et semble-t-il maitrisée, a toutes les peines du monde à impressionner. C’est bien simple : le film ne fait pas peur – ou si peu ! Aucune apparition maléfique ne parvient à surprendre, on anticipe tout, la mise en scène manque cruellement d’impact, puisant l’essentiel de ses effets dans le mixage sonore, outrageusement fort (les basses sont presque insupportables dans une salle de ciné). Et ce n’est pas la dernière bonne scène dans l’escalier ou encore ce livre diabolique qui nous a à l’œil qui parviennent à sauver les meubles : OWARI NO HAJIMARI est loin d’être un mauvais film, mais il n’impressionne pas.

Une atmosphère un brin pesante, une réalisation appliquée et quelques plans sympas ne suffisent pas : pour JU-ON, il serait grand temps de se renouveler – ou de laisser sa place à d’autres ? Pour se consoler, on pourra toujours se dire que c’est dix coudées au dessus du récent reboot de RINGU…

Oli :         drapeau2
Yasuko : drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English:

+ I liked some movies of this director (KANSEN for instance)
+ The director worked very seriously, some scenes are pretty good
+ Far better than the reboot of RINGU
+ Not a bad movie, of course…

– …but not a great one either
– No impact, you can almost guess what will happen in all the horror scenes
– Thus it’s not really scary
– Most of the scary effects try to come from the sound (toooooo loud!)
– A touch of HITORI KAKURENBO (watch the poster)…of the SUKIMA ONNA…
– Almost no surprises at all in this reboot

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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